Biographie
Pierre, fils de Monique et François Hugo est né à Paris en 1947.
François, fils de Georges, fils de Charles, fils de Victor... Victor Hugo. Dans les salons de Valentine, épouse de son frère Jean, François côtoie dès son plus jeune âge les artistes de son époque. De profond liens d'amitié naquirent alors avec Jean Cocteau, Max Ernst, Pablo Picasso, Jean Arp, André Derain, Dorothea Tanning.
Pablo Picasso fût le premier attiré par les techniques d'orfèvrerie de François Hugo qui permettent de transformer ses originaux en bijoux ou sculptures d'or et d'argent. Très vite Ernst, Cocteau et bien d'autres font de même et apportent à l'atelier des cires, des plâtres ou même des dessins originaux.
Le "bijou d'artiste" est né.
La technique utilisée, appelée "repoussé-ciselé" consiste à battre une feuille de métal précieux sur un moule de bronze. Elle permet la reproduction d'importants volumes de poids raisonnable. Par ce long travail de frappe, on obtient cette "soie", c'est-à-dire un contact noble de la surface du métal au touché, et une étonnante fidélité des idées originales des artistes.
Des éditions numérotées et limitées permettent de considérer chaque pièce comme un original. En éffet, créer une édition trop grande par le nombre eut abaissé la valeur artistique de chaque tirage, mais non sa valeur spéculative. Les artistes décident donc de trouver un juste milieu, sauvegardant ainsi la noblesse de leur idée.
Chaque objet porte insculpé au dos:
Le numéro de tirage c'est-à-dire 1/6 si l'édition est décidée à six exemplaires.
Le numéro de référence de l'objet
Le numéro de sortie de l'atelier
Le poinçon signature de l'artiste
Le poinçon de maître de l'orfèvre
A ces tirages, il faut ajouter presque toujours deux exemplaires d'artiste numérotés 1/2 et 2/2, généralement réservé à l'artiste. Et selon le cas, deux exemplaires d'auteur numérotés 1/2 et 2/2, réservés à l'orfèvre ou au fondeur. Ces quatres exemplaires supplémentaires sont mentionnés dans l'édition. Les moules, une fois l'édition terminée, sont rayés par devant huissier et la copie de l'exploit est envoyée à l'artiste, à ses descendants ou ayants droits.
Jusqu'à la fin de sa vie, François Hugo n'eut de cesse de corriger, préciser et affirmer sa technique au service des artistes avec lesquels il eût une collaboration des plus enrichissante, et ce avec l'aide patiente de sa femme Monique.
Pierre Hugo, son fils, apprit les "secrets d'atelier" avec son père dix années durant. Ils commencèrent ensemble les éditions des plats et des compotiers de Picasso et celles des bijoux de Jean Arp et Max Ernst en or.
Il poursuit aujourd'hui, avec sa mère Monique, l'oeuvre de son père, et garde la place de premier éditeur de bijoux d'artistes au monde.